Saniothérapie

Janvier 2013 – consultante en saniothérapie

Je suis l’une des filles du Dr Cécillon, créateur de la saniothérapie. La seconde de six enfants. Je travaille aujourd’hui pour la saniothérapie en contribuant à la communication et en proposant des consultations.

Je voudrais retracer pour vous les différents éléments qui m’ont amenée à m’investir dans la saniothérapie.

Parmi mes premiers souvenirs d’enfance, il y a une cabane avec mon frère Axel sous le bureau de mon père, un dimanche dans son cabinet médical. Des souvenirs de consultations, plus particulièrement de ce qui piquait : les « petites piqûres » (injection sous-cutanée d’oligo-éléments), les « petites aiguilles dans les oreilles » (auriculothérapie), … Plus tard, des souvenirs de comptabilité : nous l’aidions en tapant les chiffres dictés sur la machine ou en lui lisant le montant des chèques. Je vois encore la table de Mendeliev avec ses colonnes de couleurs affichée devant le bureau. Et toujours palpable, la passion de papa pour son travail, avec sans cesse des nouveautés à expérimenter et à affiner pour rendre le soin plus efficace et aller toujours plus loin dans la compréhension de la personne. Mon père m’a souvent partagé ses travaux, j’étais intéressée par son travail et j’avais envie d’y contribuer. Par exemple, je me souviens au lycée d’avoir cherché des formes géométriques aux dimensions particulières quand il travaillait sur ce sujet.

Une complicité donc avec mon père depuis l’enfance, une vie partagée, grâce à sa présence active à la maison, à sa capacité à jouer avec nous et à son envie de partager sa passion pour l’Homme et son amour de Dieu. Cette complicité s’ancre pour moi dans la vie spirituelle puisque je vis avec enthousiasme la spiritualité des Focolari. Cette spiritualité vécue par nos parents, dont notre éducation a été profondément marquée et qui a inspiré mon père tout au long de sa carrière jusqu’à la création de la saniothérapie.

Tout au long de ma scolarité, je vis une forte indécision au sujet de mon orientation professionnelle. Après une année sabbatique en Australie à la fin du lycée, je décide de m’inscrire en médecine : si je n’ai pas le concours, je passerai à autre chose !

Ce qui m’attirait vers la médecine, c’était l’envie de comprendre l’approche de mon père, envie d’expliquer les fondements scientifiques de ses intuitions, de mettre à jour la trame sous-jacente, pour rendre sa pratique plus lisible, plus accessible au monde médical.

J’ai beaucoup aimé la première année, que j’ai faite 2 fois pour obtenir le concours. Je garde d’excellents souvenirs de cours de chimie, de physique, d’anatomie, de physiologie, de bio cellulaire… La découverte du corps m’a émerveillée.

Par la suite, on aborde la pathologie, la bactériologie. Papa m’a partagé ses doutes par rapport à certaines théories, je suis dans une grande attente, j’ai besoin de comprendre sur quoi se basent ces théories, quelles en sont les alternatives. Je suis extrêmement déçue : il faut apprendre par cœur sans réfléchir et il n’est même pas question d’autres théories. Je découvre les statistiques qui suffisent à elles seules à justifier l’esprit « scientifique » de la médecine conventionnelle… Je suis révoltée de voir que le modèle statistique utilisé n’est tout simplement pas applicable à l’homme. Que l’on peut très facilement utiliser cet outil mathématique simplifié à outrance pour démontrer tout et son contraire…

J’ai eu la chance de pouvoir intégrer à mon parcours universitaire un stage en massage énergétique chinois. Le fait de masser les personnes me permet alors de comprendre que ma démarche est uniquement intellectuelle et que je n’ai pas la vocation de soigner.

Autre constatation à l’issue de mon stage à l’hôpital au Cameroun : je préfère aider ceux qui souffrent en faisant du social plutôt qu’en leur prescrivant des médicaments. Je réalise aujourd’hui qu’à ce moment-là la relation me paraissait bien plus efficace et nécessaire qu’un traitement médicamenteux.

Mes 5 ans d’études de médecine se soldent par un rejet complet de la médecine conventionnelle. J’arrête ces études sans regret, convaincue qu’elles m’ont apporté quelque chose et qu’elles prendront leur sens dans l’avenir.

Départ pour New-York avec mon mari. Je passe un diplôme de communication pour asseoir mes compétences en anglais.

2007 Première grossesse à New-York et accouchement à domicile, en cohérence avec mon incompréhension et ma révolte face à la médecine conventionnelle. Je pense que le bien-être de la mère est pour beaucoup dans le bon déroulement d’une naissance. La relation avec mon mari est au centre de cet événement : nous suivons comme préparation à l’accouchement la méthode Bradley qui apprend au père comment accompagner la mère à chaque étape de l’accouchement.

Nous rentrons en France en 2008 et je suis une formation de saniothérapie avec l’idée de réaliser un site internet : j’ai envie d’aider mon père à mieux communiquer ses connaissances, ses recherches, sa philosophie de la santé.

Mais le temps me manque avec l’arrivée de notre fille en novembre 2008. Je me retrouve confrontée au système médical français pour le suivi de la grossesse. J’ai néanmoins la chance de pouvoir accoucher à la maison avec la seule sage-femme réalisant ce service sur Lyon. Cela n’aurait pas été possible pour un premier enfant.

En septembre 2009, je débute une formation d’animatrice en pastorale : j’ai envie d’accompagner les jeunes sur des thèmes comme la sexualité, les drogues, la violence… J’ai envie de leur communiquer le sens de la vie qui a été la grande conquête de mon adolescence, de leur donner des clefs pour un mieux-être, encore une fois, par la relation.

Cette formation est interrompue avant la fin du premier trimestre par une grossesse imprévue. Ce sont des jumeaux : cette fois-ci un suivi hyper-médicalisé sera incontournable. Je suis confrontée à l’abus de pouvoir de notre système médical qui nous infantilise en prenant en charge notre corps sans nous demander notre avis et sans rien nous expliquer. C’est un réel travail qui s’opère en moi pour accepter des compromis et vivre cette étape le plus sereinement possible. Menace d’accouchement prématuré, hospitalisation. Je suis étonnée de voir la réaction positive du personnel hospitalier face à une personne qui pose des questions pour chaque gélule ou examen prescrit. J’ai la chance d’accoucher avec un médecin qui a entendu mon projet de naissance naturelle et me sauve d’une hémorragie sans m’enlever l’utérus. Après ces moments mouvementés pour notre famille, ce sont deux années « sportives » avec 4 enfants en bas âge qui s’annoncent.

Les épreuves traversées pendant cette période nous ont fait évoluer dans toutes les dimensions de notre être : physique, psychique, émotionnelle, spirituelle, en tant qu’individus, couple et parents.

Depuis 2011, j’écris autour de la saniothérapie. C’est mon premier métier.

Cette attirance vers la communication s’était déjà manifestée auparavant : au collège, j’avais été attirée par le métier de concepteur-rédacteur. En fin de 3°, j’avais obtenu un stage en agence de publicité que je n’avais pas pu faire pour une question d’assurance. Je ne serais probablement pas passée par médecine si j’avais fait ce stage…

En 2012, je commence à cheminer avec Simplement Autrement, entreprise créée par une amie, croisée à différents moments significatifs. Là encore, il s’agit de communiquer un art de vivre, d’accompagner des personnes vers un mieux-être au quotidien. Prendre soin de soi pour pouvoir prendre soin des autres. Chercher à équilibrer vie personnelle et vie professionnelle en se faisant plaisir dans l’une comme dans l’autre.

En mai 2012, un ami qui habite le quartier me téléphone. Il a le dos bloqué et une connaissance commune lui a parlé de la saniothérapie. Il me demande si je peux l’aider. Je suis très surprise, je n’ai jamais pratiqué. Je décide de profiter de cette occasion de se voir, d’échanger des nouvelles, de signifier ma disponibilité pour ces voisins. Avant tout, construire la relation. Avec ma mallette d’Onduladermes et Ondulasenteurs, et mon frère au téléphone (qui, lui, pratique la saniothérapie depuis quelques années), je fais ma première consultation. Je repars avec le sentiment d’avoir construit un lien fort, de mieux connaître cet ami et avec le désir de faire profiter de cette méthode d’autres personnes, non pas pour les soigner mais pour apprendre ensemble à mieux se connaître, pour mieux entrer en relation.  Je me forme et crée une activité en saniothérapie. Comme un signe de la vie en faveur de cette décision, mon cousin me prête un cabinet où je peux consulter un jour par semaine.

A travers ce petit résumé de mon cheminement vers la saniothérapie, je voudrais vous transmettre une conviction personnelle : je crois que tout ce qui nous est donné de vivre, que ce soit positif ou négatif, peut prendre un sens si on le considère comme une étape vers la réalisation de soi, vers une capacité toujours plus grande à offrir aux autres le meilleur de soi-même. Les souffrances sont inévitables, elles font partie de la vie et elles contribuent à nous faire grandir, à nous faire comprendre quelque chose de plus, à nous rendre plus proches de ceux qui souffrent.

Je crois que la vie est belle et qu’elle nous guide : « il n’y a pas de hasard » et « tout arrive à point à qui sait attendre ». Je me sens libre car je ne sais pas de quoi demain sera fait. Je n’ai pas peur parce que la souffrance a un sens pour moi, je sais qu’elle peut être dépassée, et qu’elle me fait grandir.

Depuis plusieurs années, mes parents enchaînent les épreuves en tous genres… Pourquoi ?? Je crois qu’à travers la souffrance, quelque chose qui nous dépasse s’enracine. Parce qu’ils croient à l’Amour, de toute leur volonté, ils reçoivent la force de traverser ces épreuves et ils reçoivent le don de la Saniothérapie. Une compréhension de l’Homme, de la Vie basée sur la relation.

Grâce à ses outils innovants, la gamme Ondula notamment, la saniothérapie permet de « digérer » au niveau vibratoire les souffrances petites ou grandes de la vie physique, affective, mentale et relationnelle. En faisant ce « nettoyage » vibratoire, la saniothérapie recherche l’essence de la personne, sa « vibration originelle » et la rend capable d’entrer pleinement en relation pour donner aux autres le meilleur d’elle-même.

Ce qui me plaît dans la saniothérapie, c’est qu’elle me permet de me redécouvrir aujourd’hui, maintenant. La saniothérapie met à ma disposition des outils et des professionnels pour entrer en dialogue avec moi-même. Avec le test musculaire, c’est mon corps lui-même qui me parle de ce que je vis.
La saniothérapie me permet de me redécouvrir dans l’intrication de mon histoire, de mon environnement, de mes émotions, de mes relations, de mon corps et de mon tempérament, avec leurs faiblesses et leurs forces. Elle me fait prendre conscience de mon interdépendance profonde avec les autres et du mouvement perpétuel qui m’habite, de ma constante évolution – intégration, adaptation, expression. La santé n’est plus le but en soi. La conscience de soi et des autres me fait vivre plus pleinement.

Une personne qui se sent bien, centrée, en cohérence au-dedans d’elle, rayonne d’une façon particulière. Sa sérénité et sa joie de vivre sont contagieuses. Sa présence fait du bien. Pour moi, ce rayonnement particulier naît d’une souffrance acceptée et dépassée, grâce à la relation. Le don de soi dans la relation permet de toujours évoluer.

Pour tout renseignement concernant la saniothérapie : http://www.saniolab.com/ ou par téléphone au 06 64 88 35 39.